Exposé sur la ..........

                                        Introduction

Ne pouvant plus vivre de façon commode dans l’Etat de nature, les individus sont obligés de vivre ensemble pour assurer leur survie. C’est ainsi que la société est née à l’issu d’un contrat ou d’une convention. « Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale : et nous recevons en corps chaque membre comme parti indivisible du tout ».L’autorité du souverain est la volonté générale qui est la volonté du corps social uni par le contrat social .Ainsi cette définition de la volonté générale nous conduit aux interrogations suivantes : Quelle est la nature de la volonté générale ? Cette dernière n’a telle pas des propriétés ?

                                          I/ Sa Nature

Le corps moral et collectif créé par les hommes qui ont fait librement le pacte d’association possède « son unité, son moi commun, sa vie et sa volonté ».Cette dernière est dite générale parce qu’elle est d’une personne une -le peuple-sachant que cette personne est elle-même l’unité d’une multiplicité. Le peuple est un corps moral, un moi collectif, un sujet commun doué d’une volonté propre. Rousseau qualifie cette volonté de générale car le vouloir du peuple est le vouloir de l’universel.

La volonte générale peut errer. C’est à dire être dans l’erreur. Le peuple peut-il se tromper et vouloir autre chose que son bien qui est le bien commun ? Telle est la question qui est posée ici. Il est impossible, par définition, que le peuple se trompe si c’est bien la volonte générale qui est exprimée. En revanche, la volonté générale, qui ne se trompe pas peut être trompée .En premier lieu, elle peut être trompée par les Sophistes. Mais surtout elle peut être trompée par l’esprit de parti. Partis, groupe d’intérêt « sectes » dit encore Rousseau citant Machiavel etc…, tout cela concourt à tromper le peuple, à le détourner de ses buts. Pour Rousseau, les partis ne concourent pas à l’expression de la volonté générale pour la raison qu’ils sont, par définition même, l’expression de la particularité, or la volonté générale est la pensée de l’universel. Mais il faut distinguer la volonté générale d’une somme de volonté particulière. Ce qui différencie la volonté générale de la volonté de tous est ce qui distingue respectivement l’un du multiple. En effet la volonté générale est la volonté d’une personne une à savoir le peuple or la volonté de tous serait une volonté émanant du multiple à savoir la juxtaposition des volontés singulières de tous les individus de la multitude .La volonté générale est au corps social ce que la conscience est à l’individu. Qu’est donc cette volonté du corps politique ? Est- elle opposée à la volonté de chacun des individus ? Impossible, puis que c’est pour leur avantage que les hommes se groupent .L’association a pour but de sauver la liberté de chacun. La volonté générale par sa nature veut le bien de chacun : « Elle est ce qui demeure identique en eux et les rend égaux » (Robert Dérathe) en d’autres termes, elle produit l’égalité de droit et la notion de justice .C’est pourquoi elle ne fait acception de personne. Elle part de tous pour s’appliquer à tous. En chacun, se trouve l’intérêt commun : égalité dans la liberté, sûreté de l’existence qui sont les conditions de notre but suprême : le bonheur. Quiconque refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps. L’objet de la volonté générale, c’est l’égalité en vue de la liberté. La liberté c’est la dignité de l’homme et la force du corps spécial ; l’égalité, c’est ce sans quoi la liberté ne peut subsister. C’est ici qu’il faut dire que ce n’est la majorité qui constitue le fondement de la volonté générale. En effet, « ce qui généralise la volonté publique est moins le nombre des voix que l’intérêt commun qui les unit » .Il est pratiquement impossible d’obtenir l’unanimité .Ce pendant chaque voix devra être prise en considération si non la généralité elle-même ne sera pas respectée. La volonté générale ainsi définie ne détient t-elle pas des propriétés ?

                                                                         II/ Propriété de la volonté générale

La volonté générale a pour objet l’intérêt commun.

-La volonté générale est toujours droite.

Cependant, le peuple peut être abusé et ses délibérations, alors, perdent de vue cette volonté commune.

-Il est contradictoire à la notion de volonté que celle-ci s’aliène .En effet « la souveraineté n’étant que l’exercice de la volonté générale » est inaliénable .Par conséquent le souverain ne saurait sauf à renoncer à lui-même aliéner ou « transmettre » son propre principe : la volonté générale. Car la volonté ne se transmet pas. Seul le pouvoir se transmet .La volonté générale ne peut donc, sans cesser de s’exercer, mettre son pouvoir entre des mains particulières. « La volonté générale peut seule diriger les forces de l’Etat selon la fin de son institution qui est le bien commun ». Vouloir c’est vouloir vouloir.

-Elle est indivisible, car la volonté est générale ou elle ne l’est pas .Elle est celle du corps du peuple. Elle est un acte de la souveraineté et fait loi. Ses actes ont toujours une portée générale ; elle doit partir de tous pour s’appliquer à tous. Pour qu’une volonté soit générale il n’est pas toujours nécessaire qu’elle soit unanime, mais il est nécessaire que toutes les voix soient comptées. Toute exclusion formelle rompt la généralité .Rousseau ajoute que « l’autorité souveraine est simple et une et l’on ne peut la diviser sans la détruire ».

-Elle est indestructible .Elle est toujours « constante, inaltérable et pure ».Elle peut devenir muette lorsque les intérêts particuliers et les passions dominent, mais elle ne disparait jamais entièrement. « Même en vendant son suffrage à prix d’argent, il(un contractant) n’éteint pas en lui la volonté générale, il l’élude ». En définitive le pouvoir souverain de la volonté générale qui n’édicte que des conventions générale partant de tous et s’appliquant à tous, est « absolu, sacret et inviolable »

                                                                        Conclusion

Au terme de notre analyse, nous pouvons dire que la volonté générale a pour objet l’intérêt commun : le bonheur et la liberté. Elle est toujours droite et ne peut en aucun cas s’aliéner, elle est indivisible et indestructible. Mais, il reste à comprendre que la volonté générale est différente de la volonté de tous. En somme, on peut dire que la volonté générale occupe une place majeure dans le maintien du contrat sociale.

 

Académie de Dakar                                                                                                                                         Année 2010/2011

Lycée de Thiaroye

TL’1b

                                                                                        Exposé : Groupe11

                                                                                  Professeur : Monsieur Thiam

                               Plan

                            Introduction

                            I/ Sa Nature

                             II/ les Propriétés de la volonté générale

                                conclusion

                                                                                                                           Noms des exposants

                                                                                                                              Moustapha Dieng

                                                                                                                                Fallou Diop

                                                                                                                        Mamadou Lamine Diaw

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